Le médiateur bancaire est une autorité gratuite, indépendante et redoutablement efficace. Encore faut-il le saisir au bon moment et avec les bons mots.
Quand saisir le médiateur
La médiation n'intervient qu'après une réclamation écrite restée sans réponse satisfaisante pendant deux mois, ou un refus explicite du service client. Saisir trop tôt = irrecevabilité automatique.
Conservez les preuves : copie de votre première réclamation, accusé de réception, réponse de la banque (ou capture du silence). Sans ces pièces, votre dossier ne sera pas instruit.
La trame imparable
1. Identification. Numéro de compte, agence, conseiller. 2. Chronologie : trois dates maximum, sans adjectifs. 3. Demande chiffrée : remboursement de frais, restitution d'agios, levée d'interdiction bancaire. 4. Référence légale : article L.316-1 du Code monétaire et financier pour la médiation.
Terminez par une formule de conclusion ferme : « À défaut d'accord sous 90 jours, je saisirai l'ACPR et la DGCCRF. » Cette phrase, dans 70 % des cas, accélère le traitement.
Après l'envoi : que se passe-t-il ?
Le médiateur dispose de 90 jours pour rendre un avis. Sa décision n'est pas contraignante, mais 80 % des banques s'y conforment pour préserver leur image. Si l'avis vous est favorable et que la banque refuse, le tribunal judiciaire deviendra une formalité.
À retenir
- →Pas de saisine avant 2 mois de silence ou un refus formel.
- →Trois dates, une demande chiffrée, une référence légale.
- →L'avis du médiateur lie la banque dans 80 % des cas.
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